Une auxiliaire de vie de nuit veille sur une personne âgée ou fragile pendant la nuit, à son domicile : elle sécurise les levers, prévient les chutes et rassure la famille. Selon les besoins, il s'agit d'une présence de nuit (l'auxiliaire dort sur place et intervient si besoin) ou d'une surveillance active. Le coût dépend de cette distinction, encadrée par la convention collective.
Pourquoi une auxiliaire de vie la nuit
Beaucoup d'incidents arrivent la nuit. Une personne qui se lève pour aller aux toilettes et qui chute dans le noir. Quelqu'un atteint de la maladie d'Alzheimer qui se réveille désorienté et cherche à sortir. Un retour d'hospitalisation où la surveillance reste nécessaire quelques semaines. Dans tous ces cas, une présence la nuit évite l'accident et rassure tout le monde, à commencer par la famille qui peut enfin dormir.
Présence de nuit ou présence active : deux formules
Tout ne se rémunère pas de la même façon, et c'est encadré par la convention collective des particuliers employeurs (IDCC 3239). On distingue deux situations.
La présence de nuit, ou présence responsable, correspond à une vigilance passive : l'auxiliaire dort sur place mais reste disponible pour intervenir si besoin. Elle se rémunère sous forme de forfait, moins élevé qu'une nuit de travail effectif.
La présence active concerne les situations où l'auxiliaire doit intervenir régulièrement dans la nuit, par exemple pour des changes ou une surveillance rapprochée. Là, chaque heure compte comme du travail effectif.
Combien coûte une nuit
Pour une présence active, où l'intervenante travaille réellement une bonne partie de la nuit, le coût est plus élevé, car il suit le tarif horaire classique.
Ces règles sont fixées par l'article 137.2 de la convention collective des particuliers employeurs (IDCC 3239) : une présence de nuit ne peut dépasser 12 heures, ni 5 nuits consécutives, et la convention ne prévoit pas de majoration de nuit en pourcentage. Il n'existe pas de tarif officiel : les montants ci-dessous sont donnés à titre indicatif.
Comme pour les interventions de jour, le crédit d'impôt de 50 % et les aides s'appliquent. Le coût réel d'une nuit est donc souvent moitié moindre que le montant affiché. On détaille tout le calcul dans notre article sur le coût d'une auxiliaire de vie.
Comment ça se met en place
Les pouvoirs publics recensent d'ailleurs les différentes solutions pour la nuit à domicile. Une garde de nuit s'organise au cas par cas, selon que votre proche a besoin d'une présence ponctuelle, de quelques nuits par semaine ou de toutes les nuits. En mode mandataire, vous gardez la même intervenante de nuit, ce qui compte beaucoup : une personne qui connaît les habitudes nocturnes de votre proche réagit bien mieux qu'un visage inconnu à trois heures du matin.
Une solution souvent complémentaire
La nuit ne se gère presque jamais seule. Elle vient compléter un accompagnement de jour, pour couvrir les vingt-quatre heures sans rupture. Si vous découvrez ce que peut faire une auxiliaire de vie au quotidien, notre article sur le rôle et les missions d'une auxiliaire de vie fait le tour de la question.






