Santé

Troubles du sommeil chez les personnes âgées : Les raisons de prendre ces signes au sérieux

Les troubles du sommeil chez les personnes âgées ne sont pas “normaux avec l’âge” lorsqu’ils s’installent : nuits agitées, réveils répétés, déambulations, angoisses nocturnes… Ces signes peuvent annoncer une perte d’autonomie, un risque accru de chute ou une maladie sous-jacente. Cet article vous explique les raisons clés de ne plus les ignorer.

sommeil senior perturber
sommeil senior perturber
Sommaire
Trouvez une garde de nuit près de chez vous
Je trouve une aide à domicile
Service gratuit et sans engagement

En résumé

  • Les troubles du sommeil répétés chez un senior augmentent fortement le risque de chute et d’hospitalisation.
  • Ils peuvent révéler une maladie ou un traitement mal adapté et épuiser progressivement les proches.
  • Les prendre au sérieux permet d’adapter l’organisation des nuits et, si besoin, de mettre en place une aide à domicile.

Comprendre les troubles du sommeil chez les personnes âgées

Avec l’âge, le sommeil devient souvent plus léger et fragmenté. Se réveiller une fois par nuit pour aller aux toilettes, mettre un peu plus de temps à s’endormir ou faire une courte sieste en journée peut rester compatible avec une bonne qualité de vie.

Ce qui doit vraiment alerter, ce sont les troubles du sommeil qui s’installent et désorganisent le quotidien : réveils multiples chaque nuit, déambulations dans la maison, angoisses nocturnes, propos confus, inversion du rythme (somnolence le jour, agitation la nuit). Lorsque ces signes se répètent, ils ne relèvent plus d’un simple “mauvais sommeil”, mais d’un changement plus profond de l’état de santé ou de l’autonomie.

À partir de là, l’objectif n’est plus “d’attendre que ça passe”, mais de comprendre ce qui se joue et d’adapter l’environnement, les horaires et l’accompagnement.

Raison n°1 – Les troubles du sommeil augmentent le risque de chute

Chaque réveil nocturne est un moment à risque pour une personne âgée. La vision est moins bonne, la vigilance diminue, les réflexes sont plus lents. Se lever dans le noir pour aller aux toilettes, traverser un couloir, éviter les tapis ou les meubles bas demande un effort de coordination important.

Quand les nuits sont très fragmentées, ces situations se multiplient. Le senior peut se lever brusquement, être désorienté, oublier sa canne ou son déambulateur, marcher pieds nus sur un sol glissant. Une simple hésitation ou un faux pas peut alors provoquer une chute avec fracture, hospitalisation, perte d’autonomie et parfois entrée en établissement non prévue.

Prendre ces troubles au sérieux, c’est d’abord reconnaître qu’ils exposent la personne à des accidents évitables. Adapter l’éclairage, sécuriser le chemin vers les toilettes, installer des barres d’appui ou prévoir une présence en soirée ou en début de nuit permet de réduire fortement ce risque.

Raison n°2 – Ils peuvent révéler ou aggraver un problème de santé

Les troubles du sommeil ne sont pas seulement gênants, ils sont souvent le symptôme de quelque chose d’autre. Chez une personne âgée, une nuit agitée ou des réveils répétés peuvent être liés à :

  • des douleurs mal soulagées (articulaires, musculaires, post-opératoires) ;
  • des difficultés respiratoires ou cardiaques qui perturbent le repos ;
  • des troubles cognitifs débutants (désorientation, agitation nocturne, confusion) ;
  • des effets secondaires de certains médicaments (somnifères, anxiolytiques, traitements multiples).

Ignorer ces signes, c’est prendre le risque de laisser évoluer une maladie sans accompagnement adapté. En parler au médecin traitant est une étape essentielle : il peut rechercher une cause, ajuster un traitement, orienter vers un spécialiste ou recommander des aménagements concrets (horaires, environnement, gestion de la douleur).

Une aide à domicile présente en soirée ou la nuit peut aussi jouer un rôle clé d’observation : elle voit ce qui se passe réellement, à quels moments surviennent les réveils, si la personne se lève, se cogne, parle seule, semble confuse. Ces informations sont très précieuses pour le médecin et pour la famille.

Raison n°3 – Ils épuisent les proches et déséquilibrent tout le foyer

Quand un proche dort mal, ce n’est pas seulement son sommeil qui est touché : c’est souvent toute la famille qui ne dort plus. Le conjoint ou l’enfant qui vit sur place dort “une oreille ouverte”, se lève plusieurs fois par nuit, surveille les bruits de porte, les déplacements dans le couloir.

À la longue, cela entraîne une fatigue importante, de l’irritabilité, une perte de patience. Les journées deviennent plus difficiles à gérer, les tensions augmentent, certains aidants finissent par craindre chaque nuit. L’épuisement des proches est l’un des motifs les plus fréquents de demande d’hébergement en urgence ou d’entrée en établissement, parfois plus encore que l’état de la personne âgée elle-même.

Prendre au sérieux les troubles du sommeil, c’est aussi protéger les aidants. Mettre en place une aide en soirée, un renfort ponctuel la nuit ou une garde de nuit sur certaines périodes permet de redonner des nuits de repos à la famille, de préserver la relation avec le parent âgé et de rendre le maintien à domicile plus durable.

Besoin d’un service autonomie à domicile ?

ColombAge vous propose une solution complète d’aide et de soins à domicile, en lien avec votre médecin et vos besoins quotidiens.

Nous contacter

Raison n°4 – Ils montrent souvent qu’il faut revoir l’organisation des nuits

Des troubles du sommeil répétés sont souvent le signe que l’organisation actuelle n’est plus adaptée : horaires, environnement, présence ou non d’un tiers.

Lorsque les réveils nocturnes deviennent fréquents, que les chutes se multiplient ou que l’angoisse s’installe, il est nécessaire de reprendre la situation dans son ensemble :

  • le rythme global de la journée (siestes, activités, heure du coucher) ;
  • l’aménagement du logement (éclairage automatique, chemin vers les toilettes, sécurité des portes) ;
  • les horaires d’intervention de l’aide à domicile (passages tardifs, passages tôt le matin, éventuellement présence de nuit).

Les troubles du sommeil ne doivent pas être traités uniquement par des médicaments : ils doivent conduire à repenser la manière dont les nuits sont organisées, afin que la personne âgée ne reste pas seule avec ses difficultés aux heures où elle est le plus vulnérable.

Que peut faire une auxiliaire de vie la nuit ?

Intervention de nuit à domicile

1 / 4

Aider lors des levers nocturnes pour aller aux toilettes et éviter les chutes.

Concrètement, que peut faire une auxiliaire de vie la nuit ?

Une présence humaine la nuit ne se résume pas à “surveiller”. Une auxiliaire de vie formée peut intervenir de manière très précise sur ce qui pose problème à votre proche. Par exemple :

  • aider lors des levers nocturnes pour aller aux toilettes et éviter les chutes ;
  • rassurer en cas d’angoisses, de cauchemars ou de désorientation ;
  • vérifier la sécurité du logement (lumière suffisante, portes fermées, absence d’obstacle) ;
  • repositionner la personne dans son lit pour limiter les douleurs et les réveils répétés ;
  • proposer une boisson, un changement de protection, un réajustement de l’oreiller ou du drap quand cela gêne l’endormissement.

Cette présence ciblée permet à la personne âgée de vivre ses nuits avec moins de peur, et aux proches de ne plus rester en alerte permanente.

Besoin d'une aide à domicile ?

Vous recherchez une auxiliaire de vie. ColombAge vous trouve la personne qui vous correspond. Nous vous rappelons dans les 2h suivant votre demande.

Je trouve une aide à domicile
Service gratuit et sans engagement
besoin d'une aide à domicile

Nos autres articles en rapport

Nous sommes présents partout en Île-de-France